Quelques lignes de conduite à se rappeler
1° l’harmonie du projet
Pour être harmonieux et séduisant le projet doit avoir une ligne de cohérence en
termes de format, d’encadrement, de papiers etc.
Rien de plus désastreux qu’une exposition bric à brac qui fatigue le regard et qui n’est
pas fluide aux yeux du spectateur. Pour avoir réalisé un nombre d’expositions avec
des artistes divers, le galeriste cherche à créer cette harmonie pour séduire le
spectateur.
La photographie, surtout noir et blanc peut justement avoir trop d’harmonie et
engendrer la lassitude ; une même série dans le même format avec la même
présentation peut créer l’ennui qui ne fixe plus le regard. L’artiste qui expose doit
donner au galeriste les éléments qui lui permettront de construire une exposition
séduisante. Il n’y a pas de règle pour éviter l’ennui sans tomber dans l’inconfort du
manteau d’Arlequin, mais nous pouvons respecter quelques règles.
A)
Sans concept, que du vide !
Construire des séries et ne pas isoler les images : Supposons que vous ayez une
remarquable scène de rue et un tout autant remarquable paysage de montagne.
Pour le spectateur, même si l’image est belle et visuellement fascinante, c’est
une coquille vide qui pend elle-même dans le vide et pour laquelle il ne peut
construire de préférences. Pour conduire le spectateur il est préférable de faire
des minis séries d’un minimum de 3 photos dans lesquelles il pourra
s’immerger.
B)
Communiquer, c’est faire simple dans la forme
La forme est porteuse de sens et rien dans cette forme ne doit venir
brouiller le message et égarer le public. L’excès d’images et d’effets perturbe
la communication. Tout ce qui n’apporte rien à la composition ou ne
contribue pas au sens n’est pas du graphisme, juste de la décoration. Chaque
élément visuel doit être pertinent et avoir une fonction précise, justifiée.
Sinon, il doit être remplacé.
C)
Communiquer, c’est faire simple dans le fond
La simplicité réside dans la cohérence de l’objet visuel proposé au spectateur
et qui se compose d’un cadre, d’un verre, d’un passe partout et d’une image.
Ces quatre éléments doivent être en alignement. Pour le sujet, impossible de
faire des recommandations sans heurter l’artiste, mais ce qui est universel et
« facile » pour le grand public se vend mieux que les sujets plus tranchés, même