Choix du film, du révélateur et du papier.
Tour d’abord, ne pas oublier et garder à l’esprit que la photographie est
un procédé chimique qui fait réagir les halogénures d’argent
emprisonnées dans la gélatine d’un film avec des produits chimiques
(révélateur), permettant ainsi de faire apparaître l’image sur le film après
traitement.
Par ailleurs, l’émulsion est sensibilisée selon les éléments d’éclairage
reçus ; autrement dit par les conditions de la prise de vue (quantité de
lumière, contraste, vitesse, ouverture, etc.)
Une prise de vue, à midi, en plein soleil d’été dans le sud de la France, ne
sensibilisera pas l’émulsion comme une prise vue faite au lever du soleil,
dans une forêt brumeuse d’automne ; par ailleurs, les émulsions, ayant
des composés chimiques différents, ne réagissent pas de manière
identique, bien qu’elles reçoivent des luminations de même valeur.
De même les divers traitement et manipulations appliqués lors du tirage
sur papier influent tout aussi considérablement sur le résultat final.
Il y a donc dans ce traitement physico-chimique un ensemble d’éléments
qui conduisent à des résultats différents selon la diversité des
composants employés.
Ceci est rappelé pour faire prendre conscience que les éléments du
couple film/révélateur/tirage sont indissociables et interdépendants, ce
qui conduit à affirmer que toute modification de l’un ou de l’autre influe
sur la qualité de l’image, une fois le film développé puis tiré. Exemple un
film HP5 développé dans le Kodak HC110 n’aura pas le même aspect
que le même film développé dans de l’Ilford DDX et sera restitué
différemment sur les différents papiers disponibles.
Ainsi sachant qu’il y a à peu près 15 marques de films en noir et blanc sur
le marché qui peuvent être exposés chacun en 3 sensibilités différentes,
que leur température de développement peu varier d’un écart de 4 degrés
et qu’il y a 10 révélateurs principaux et quelques dizaines de papiers
différents, on considèrera que le nombre de combinaisons possibles